#Confinés : Comment rester connecté à la nature ?

31 Mar 2020 | Ecologie | 0 commentaires

C’est le premier réflex qui a saisi de nombreux citadins. Fuir la ville pour se réfugier au grand air. Campagne, mer, forêt, peu importe pourvu que notre confinement soit entouré d’espaces verts. Nous avons tous besoin de nature. Mais pour beaucoup d’entre nous, elle est à cet instant inaccessible. Et c’est à vous que l’on s’adresse aujourd’hui, ceux pour qui la nature est perceptible au loin et qui souffrent d’une carence de ses bienfaits. Rayon de soleil à travers la fenêtre, chant d’oiseau au réveil, vue sur un brin d’herbe… chaque signe d’elle nous émerveille et nous rend nostalgique. Et si le confinement était l’occasion pour la nature de reprendre ses droits ? Restez connectés, BRÂAM n’a pas fini de vous offrir un peu de verdure !

Confinement : la nature reprend ses droits

  • Air et eau : la nature dépolluée

On peut le lire partout dans les journaux, le confinement a des effets positifs sur la planète ! Étonnant ? Pas vraiment ! Il y a en effet un lien entre le fait que nous soyons enfermés et le constat que la nature retrouve un second souffle. Aujourd’hui plus de 2,6 milliards d’individus sont confinés. Cette situation inédite engendre nécessairement quelques conséquences… Avions cloués au sol, routes désertées, océans peu fréquentés, quand l’Homme est cloîtré, la nature reprend du terrain. Les pays industrialisés ont d’ailleurs observé une diminution importante de la pollution atmosphérique et une amélioration significative de la qualité de l’eau. En Chine, au temps fort de l’épidémie, la NASA a enregistré une diminution d’environ 25% de ses émissions de gaz à effet de serre. Et pour cause, l’activité industrielle était réduite à peau de chagrin. En Île-de-France, c’est pareil ! Selon les derniers résultats d’Airparif, la qualité de l’air s’est améliorée d’environ 30 % après le 17 mars (jour 1 du confinement). Décidément, ça n’arrive pas tous les jours de sauver la planète en restant en pyjama !

  • Animaux sauvages : la nature dans la ville

D’ordinaire, la faune de nos villes bitumées n’est pas très exotique. Pigeons, moineaux, rats, on a vite fait de fantasmer d’un ailleurs. Ici aussi, le confinement n’a pas fini de nous surprendre. Un phénomène a été remarqué partout dans le monde : les animaux sauvages se promènent en ville. Il faut reconnaître que la voie est libre ! A Venise, les eaux des célèbres canaux sont désormais si propres que les poissons et autres cygnes aiment à s’y baigner. Dans le port sarde de Cagliari, des dauphins ont montré le bout de leurs nez. A Paris, des canards ont mené la danse sur les trottoirs. A certains endroits, les animaux sauvages d’habitude alimentés par les touristes sont même partis en quête de vivres. C’est le cas des singes débarquant dans les villes de Thaïlande et des biches dans la ville de Nara. Dans nos no man’s land, la nature gagne du terrain.

  • Espace sonore : la nature dans les oreilles

Est-ce que les oiseaux chantent davantage depuis le confinement ? Ou bien est-ce le calme revenu qui nous permet maintenant d’en profiter ? C’est la question que se sont posés de nombreux parisiens. « Un peu des deux », nous répond Grégoire Lois, Ornithologue, invité de l’émission Grand bien vous fasse sur France Inter. Le fait est que les chants d’oiseaux prennent le dessus. « C’est un des effets du confinement, explique-t-il, il augmente l’acuité et l’attention des personnes à l’égard des autres êtres vivants ». Moins de circulation, moins d’agitation, moins de chantiers… peu à peu le silence se fait en ville. Un calme plaisant et apaisant pour nos oreilles et, avec lui, les sons que la nature a à nous offrir.

  • Lieux désertés : la nature libérée

Forêts, plages du littoral, parcs des villes, les espaces verts nous sont interdits. Nous sommes bannis. Et pendant que nous sommes en quarantaine, pour les animaux le champ est libre. C’est une atmosphère étrange qui règne dans la forêt. L’homme a déserté. Plus de chasseur, plus de promeneur, plus de tracteur. Le plus étonnant c’est que ce confinement intervient à la naissance du printemps. L’époque où les animaux se reproduisent. C’est un monde différent que vont connaître les animaux qui naissent en cette période, un monde calme et moins pollué…

Toutes ces manifestations de la nature vous rendent encore plus nostalgique ? Pas de panique, voici quelques conseils pour vous reconnecter en profondeur à la nature et ses bienfaits.

Confinement : s’émerveiller de la nature

  • Observer la nature par interstices

Plus elle est rare, plus elle nous paraît précieuse. La nature nous émerveille dans ses moindres manifestations. Confinés, « on apprend à observer la nature à travers des interstices », décrivait sagement Vinciane Despret, Philosophe des sciences, dans l’émission de France Inter. « Cela intensifie ce que l’on voit et ce que l’on entend » analyse-t-elle. L’auteur italienne Cristina Comencini en a fait l’expérience. Dans sa lettre ouverte « Chers cousins français », publiée par le journal Libération, elle écrivait : « on fait frénétiquement le ménage dans les maisons, on nettoie le frigo, on met en ordre les livres – puis on fait une pause, et on remarque que dans la cour le cerisier est en fleurs, on reste une demi-heure à le regarder et on a l’impression qu’on ne l’avait jamais vu ». Enfermés, la nature nous émerveille et nous attire plus que jamais. C’est le moment de vous interroger sur ses bienfaits et l’importance de sa présence dans votre mode de vie !

  • Apprendre à connaître la nature

Partout où nous allons, elle est présente. Pourtant, nous ne la connaissons pas. La nature est là, mais elle nous est inconnue. Quel est le nom de cette fleur sur le balcon d’en face. Quelle est cette espèce qui pousse au pied de mon immeuble ? Et ce chant d’oiseau si mélodieux, qui le produit ? En temps normal, nous courrons après le temps et n’avons pas un instant pour les remarquer. Mais aujourd’hui, confinés, c’est bien différent ! Proposer aux gens confinés d’observer la nature pour mesurer la présence animale, c’est la mission lancée par Vigie-Nature ! Vous allez pouvoir flâner à la fenêtre pour sauver la planète. Combien d’oiseaux et insectes passent sous vos fenêtres ? Quel est leur nom et leurs particularités ? Vous allez tout savoir ! Pour les plus aguerris, vous pouvez aussi constituer un bel herbier. Sur papier ou en format numérique, rien de mieux pour apprendre à connaître la nature ! Et quoi de plus simple que de commencer par celle qui vous entoure ?

  • Se nourrir de produits naturels

Dans un premier temps, les rayons des supermarchés ont été dépouillés des produits faciles à conserver : pâtes, riz, céréales, pain. Puis, une seconde vague est arrivée. Celle des personnes qui ont compris : 1. qu’on n’allait pas mourir de faim, 2. qu’on avait tout le temps de cuisiner. Depuis, les pâtes et le pain, vous les faites vous même. Et sur instagram pleuvent les photos de vos recettes home-made. Vous (ré)apprenez à faire de la cuisine maison. Mais aussi, vous comprenez que le DIY c’est le meilleur moyen de manger sain. Farine de qualité, levain, lait du producteur… dans votre pain, vous savez que tout est bon. Peu à peu vous délaissez la fast food pour la slow food. Une fois, le confinement terminé, essayez de continuer à manger sain au bureau !

  • Protéger la nature du « grand réveil »  

Le confinement, ça n’a qu’un temps. Tous les spécialistes s’accordent à le dire, lorsque l’activité reprendra, la pollution aussi sera de retour. Selon Li Shuo, porte-parole de Greenpeace, « l’épidémie de coronavirus est en partie due au fait que nous avons perdu un équilibre sain entre l’humain et la nature ». Cette crise sanitaire pose la question de nos modes de vie et de consommation. Beaucoup parlent d’un « post covid-19 », décrit comme une période de rupture et de décroissance. Aussi optimiste soit-on, nous ne sommes pas en mesure de répondre à cette question. Mais une chose est sûre, lorsque les portes de nos maisons s’ouvriront, la nature aura changé. Au dehors, témoigne sur France Inter, l’ornithologue Grégoire Lois, « il y a toute une série d’animaux qui se reproduisent et qui vont faire leurs premiers pas dans le monde au moment de notre grand réveil ». « On va sortir du confinement dans une grande nurserie » résume-t-il.

 

N’oubliez pas de nous suivre !

Follows

Découvrez les posts en lien avec cet article

 

Share This