Récolte café : comment ça se passe ?

Saviez-vous que le caféier est un arbuste fruitier essentiellement cultivé autour de l’équateur, entre les deux tropiques ? Généralement, il est cultivé jusqu’à 2000 mètres d’altitude. Tout dépend de l’espèce, des variétés, des températures, de leurs variations, de l’ombrage… Selon la variété, 3 à 5 ans sont nécessaires pour que les fruits, appelés cerises de café, apparaissent. Vous souhaitez en savoir plus sur la culture du café et en particulier sur la récolte des cerises ? Parcourez notre article sur le sujet pour avoir toutes les informations qui vous intéressent.

Quand récolter les cerises de café ?

La période de récolte des grains de café dépend surtout de la zone géographique où les exploitations se situent. À noter : pour que les fruits d’un Coffea arabica mûrissent, il faut en moyenne entre 6 et 8 mois après la floraison. Pour un Coffea canephora dit robusta, 9 à 11 mois sont nécessaires.

  • Au Brésil, la récolte se fait entre juin et septembre.
  • En Afrique de l’est, de juillet à décembre.
  • En Colombie, une première récolte principale d’octobre à février et une seconde d’avril à juin.
  • En Inde, de novembre à février pour le Coffea arabica et de janvier à mars pour le Coffea canephora dit robusta.

Schéma explicatif de la maturation du caféier - BRÂAM

Combien de temps dure une récolte de café ?

La récolte se fait sur une période d’environ 2 à 3 mois. Il existe plusieurs méthodes de récolte : le picking et le stripping.

Quelles sont les méthodes de récolte du café ?

La cueillette dite “Picking”

Il s’agit ici d’une technique manuelle de collecte du café. Les cerises mûres sont cueillies une à une à la main. De ce fait, il est nécessaire de retourner plusieurs fois sur la plantation pour récolter les grains qui ne mûrissent pas tous en même temps. Cela permet de garantir la qualité des cerises sélectionnées. Cette méthode requiert plus de main d’œuvre, de temps et donc implique un coût de production supérieur. Mais elle est plus douce avec l’arbre. Dans de nombreuses régions c’est la seule méthode possible.

 

La cueillette dite « stripping »

Cette méthode de récolte est manuelle ou mécanique. Le principe est de cueillir toutes les cerises en même temps, qu’elles soient mûres ou non. Pour cela, la cueillette a lieu lorsqu’elles ont atteint un niveau de maturité moyen. Cette méthode est souvent utilisée dans les grandes plantations de caféiers et implique une vérification après le ramassage des fruits, un tri, afin de retirer toutes les impuretés, les grains qui manquent de maturité ou ceux qui sont fermentés. Sur les plantations de plaines, la récolte mécanique peut être mécanique. Plusieurs types de machines peuvent être utilisées : des vibreurs fixés au tronc de l’arbre pour le secouer et faire tomber les grains ou des machines faites de brosses verticales pour arracher les cerises.

La récolteuse de café Case IH Coffee Express 200 Multi ©Case IH

Que se passe-t-il après la récolte ?

Une fois la récolte des cerises terminée, vient l’étape du traitement du café. Le principe ? Extraire le grain de café de la cerise, qui est comme son enveloppe. Ce traitement peut être réalisé de différentes façons et déterminera entre autres le goût final du café.

Pour comprendre ces procédés, il est essentiel de connaître l’anatomie de la cerise de café.

Schéma de l'anatomie du café BRÂAM

La voie sèche dite aussi nature

Économique car moins de main d’œuvre et d’investissement en infrastructures nécessaires, et écologique car il nécessite moins d’eau, ce procédé est le plus ancien et requiert un contrôle rigoureux. Elle requiert néanmoins plus d’espace. Une fois les cerises récoltées, elles sont lavées pour retirer les impuretés et les mauvais fruits mêlés à la récolte. Puis, vient l’étape du séchage au soleil qui peut durer jusqu’à 3 à 4 semaines. Une fois un taux d’humidité de 10 à 12% atteint, place au décorticage. La méthode sèche donne des cafés natures dont les cafés les plus emblématiques ont des notes de fruits rouges, d’épices et un corps épais.

Schéma de la méthode sèche de traitement du café - BRÂAM

Le honey process

Cette méthode est un procédé hybride entre la voix sèche et la voie humide. Après la récolte, les cerises sont directement dépulpées. Ensuite, le café parche passe directement en phase de séchage pendant 10 à 18 jours, selon l’épaisseur du mucilage. En séchant dans leur mucilage, les grains vont devenir collants comme du miel, d’où le nom de honey process. Ici, pas d’étape de fermentation ou de lavage. Une fois que le taux de 10 à 12% d’humidité est atteint, ils sont soumis au déparchage – consiste à retirer la parche pour obtenir le grain vert – cette étape intervient juste avant de constituer les lots et l’expédition. Il s’agit souvent de micro-lots, donc de petites quantités de café qui sont très bien travaillées et qui offrent une grande qualité de dégustation. Ce processus donne des cafés aux notes plus sucrées et douces.

Il existe plusieurs sortes de process honey. C’est l’épaisseur de la couche de mucilage laissée sur le grain – lors du dépulpage – qui déterminera la couleur en fin de séchage.

  • Yellow honey : la couche de mucilage est mince (à peu près 50% de la pulpe), les grains seront retournés toutes les heures.
  • Red honey : la couche de mucilage est plus épaisse et représente environ 75% du grain. Ils devront être retournés plusieurs fois par jour.
  • Black honey : la couche est très épaisse et correspond à la totalité du grain ou presque. Dans ce cas, les grains seront retournés une seule fois par jour.

Schéma de la méthode honey de traitement du café - BRÂAM

La voie humide

Les grains de café passent dans une machine à dépulper et sont placés entre 24 et 48 heures dans des cuves de fermentation. Ils subissent ensuite un lavage – de préférence avec une eau de source – puis sont mis à sécher au soleil. On les couvre la nuit, découvre au petit matin et recouvre quand le soleil est bien chaud. Ensuite, une fois que les grains ont séché pendant 2 à 3 semaines, on obtient alors le “café parche”, vient ensuite le déparchage qui donne les cafés lavés. Historiquement, la méthode humide était perçue comme de qualité supérieure et réservée aux crus les plus fins. Les cafés lavés sont reconnus pour leur fraîcheur et leur complexité aromatique, ainsi qu’une belle acidité et un corps moyen.

Schéma de la méthode humide de traitement du café - BRÂAM

Vous voilà à présent mieux informé sur la façon de récolter le café et la manière de déterminer la qualité du café. Après la récolte des cerises, viennent les étapes de transformation des cerises, de séchage, de décorticage, de torréfaction ou encore de mouture, avant de pouvoir choisir votre machine à café en grains pour entreprise. Chez Brâam, nous proposons la location de machines à café. N’oubliez pas de consulter tous nos articles sur le café pour en percer tous les secrets.

Les étapes de la production du café

Pour savoir comment pousse le café et en savoir plus sur la culture du café, il faut partir sous le soleil des tropiques, mais pas n’importe où. En effet, l’arbre du café, appelé caféier, a besoin de conditions bien spécifiques pour pleinement s’épanouir : l’altitude, l’ombrage, l’amplitude thermique, les précipitations sont déterminants dans son bien-être. Aussi, soleil brûlant, vents violents et gel sont ses pires ennemis. En d’autres termes, le caféier est exigeant et demande des conditions de culture et de plantation très particulières.

La carte d’identité du caféier

Qui est-il ?

Le caféier est une plante de la famille des rubiacées, du genre Coffea. C’est un arbuste à feuilles persistantes, c’est-à-dire qu’il ne perd pas ses feuilles. La floraison de cette plante est atypique. En effet, le caféier produit des fleurs blanches très parfumées qui éclosent au lever du jour et fanent le soir-même. On compte plus de 125 espèces de caféiers, dont seulement deux sont cultivées : le Coffea arabica dit arabica et le Coffea canephora dit robusta.

Café Arabica et Robusta BRÂAM

Où vit-il ?

Le caféier vit une cinquantaine d’années en moyenne, mais sa productivité dépend de son entretien, de l’état du sol, de la prévalence des maladies et de nombreux autres paramètres. Il aime profiter des conditions climatiques des régions tropicales variant de 200 à 2000 mètres d’altitude. On cultive cette plante dans 70 pays du monde environ, en Amérique Latine, Afrique, Asie et Océanie.

Carte pays producteurs de café BRÂAM

Et ses fruits dans tout ça ?

Les premiers fruits du caféier, connus sous le nom de cerises, arrivent entre 3 et 5 ans après les semis. Chaque année, le caféier produit alors en moyenne environ 2,5 kg de cerises, soit l’équivalent de 500 grammes de graines de café vert ou 400 grammes de café torréfié.

Fruit du caféier BRÂAM

💡 Le saviez-vous ?

Le café vert n’est pas une variété de café. Cette appellation renvoie au grain de café avant cuisson, c’est-à-dire avant la torréfaction, et plus précisément au noyau composé de deux graines, aussi appelées fèves de café, à l’intérieur de la cerise.

 

La récolte des cerises

La floraison s’étale sur plusieurs mois, les cerises ne mûrissent pas toutes en même temps. En moyenne, il faut compter 9 mois pour qu’elles arrivent à maturité. Elles passent du vert au rouge, voire au jaune pour certaines variétés. La récolte des cerises est souvent manuelle, compte-tenu de la géographie des parcelles de café, en pente. Elle peut prendre jusqu’à 3 mois, car il est nécessaire de passer plusieurs fois sur un même arbuste pour cueillir à maturité. Cette méthode de cueillette est appelée “picking”. Elle nécessite beaucoup de main d’œuvre. Une autre méthode de cueillette plus économique existe : il s’agit du “stripping”. Celle-ci consiste à ramasser toutes les cerises d’un rameau en même temps. Sur des terrains plats comme au Brésil ou en Australie, les producteurs récoltent avec une machine. L’arbuste est secoué, faisant ainsi tomber des fruits plus ou moins mûrs. À moins d’un triage colorimétrique, cette méthode donne des cafés moins qualitatifs. Dans ces conditions, la qualité du café n’est pas au rendez-vous.

La transformation des cerises

Comme nous vous le disions précédemment, les cerises contiennent deux graines. Après la récolte, le but est donc de récupérer ces graines et de les faire sécher, en les séparant du reste du fruit. Cette étape doit être réalisée dans les 6 heures suivant la récolte. Il existe deux méthodes pour la mettre en œuvre, la sèche et l’humide.

La méthode sèche

Ce procédé est le plus ancien et le plus simple. Il suffit de laver les cerises pour les débarrasser de leurs impuretés et des mauvais fruits qui se sont mêlés à la récolte. Ensuite, les cerises sont étalées au soleil pour sécher. La méthode sèche donne du café nature appelé aussi “café coque”.

Méthode sèche de préparation du café

La méthode humide

Les fruits sont passés dans une machine à dépulper et placés pour 24 à 48 heures dans des cuves de fermentation. Ils subissent ensuite un lavage – de préférence avec une eau de source – puis sont mis à sécher au soleil, couverts la nuit, découverts au petit matin et recouverts quand le soleil est brûlant. Le séchage des grains dure de 2 à 3 semaines, on obtient alors le “café parche”. Historiquement, la méthode humide est perçue comme de qualité supérieure. Elle était réservée aux crus les plus fins, aujourd’hui il y a des cafés tout aussi fins en voie sèche.

Méthode humide de préparation du café

💡 Le saviez-vous ?

Il existe aussi des machines capables de sécher les grains de café en une nuit seulement, mais rien ne vaut le séchage au soleil pour préserver tout le potentiel aromatique du café.

 

Le décorticage

Le café est conservé et stocké sous forme de “café coque” et “café parche”. Juste avant l’expédition, il est décortiqué ou déparché. Le café obtenu, appelé café vert, est ensuite trié selon la taille des grains et les défauts. Ce tri est réalisé manuellement ou automatiquement. A l’export le taux d’humidité optimal est de 11% à 12%.

👀 L’œil de l’expert

Portrait Morgane Daeschner Chamionne de Cup Tasting Nous avons recueilli le témoignage de Morgane Daeschner, championne de France de Cup Tasting, rien que pour vous.

 

Avez-vous entendu parler des systèmes agroforestiers ? Ce sont ces combinaisons de différentes espèces végétales – culture principale (caféiers, pommiers, etc), arbres d’ombrage, cultures additionnelles (épices, etc), prairies, etc. permettant de maximiser la capture du rayonnement solaire donc les productions végétales par unité de surface, ils permettent de réguler les maladies, agissent sur la vie des sols… Naturels ils sont néanmoins très techniques. La culture de Coffea arabica dans des systèmes agroforestiers, c’est durable, à condition d’avoir les marchés adéquats, car aujourd’hui produire du café avec 20% d’ombrage c’est déjà perdre 40% à 50 % de sa production potentielle (Etude menée sur une variété de café – le caturra – au Costa Rica). Le caféier est donc souvent cultivé en plein soleil…
La durabilité a un coût, mais elle a si bon goût, celui des lendemains où les oiseaux chantent car elle soigne la biodiversité. Interroger les méthodes de production de qu’on consomme fait toute la différence, questionner la culture ou l’exploitation, c’est tout un rapport au vivant à faire évoluer.

Plantation, culture du café, cueillette des cerises, récupération des fèves… Vous savez dorénavant comment pousse le café ! Vous vous demandez à présent comment le grain de café passe de l’arbre à la tasse ? Découvrez notre article sur la torréfaction du café pour avoir toutes les informations qui vous intéressent. Pour aller plus loin, découvrez notre article zéro déchet sur le marc de café, un allié pour vos besoins en engrais naturels. Découvrez également la location de machine à café chez Brâam.

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